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Cholestérol alimentaire : ami ou ennemi ?

janv. 15, 2021Lecture – 5 minutes

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Cholestérol alimentaire : ami ou ennemi ?

Devrions-nous encore éviter le cholestérol dans nos aliments ? Pendant longtemps, les sources de cholestérol alimentaire ont été vilipendées, tant par les professionnels de la santé que par les médias.es décennies de recherches montrent maintenant que le cholestérol des aliments, comme les œufs, les fruits de mer et même certains types de viande rouge, a peu d’effet, voire aucun, sur la cholestérolémie chez la plupart des gens en bonne santé.

Même si la consommation d’aliments riches en cholestérol ne se traduit pas nécessairement par une cholestérolémie élevée, les aliments riches en certains types de gras contribuent de façon significative à augmenter les taux de cholestérol.

Les corps gras malsains

Les gras trans, hydrogénés, et partiellement hydrogénés tels que ceux présents dans les aliments frits ou prêts à manger, un grand nombre d’aliments préemballés, et les viandes transformées comme le bacon, les saucisses et les hot-dogs font tous augmenter les risques de maladie cardiaque et/ou de cholestérol LDL élevé (qu’on appelle parfois le « mauvais »
cholestérol).[1]

On a aussi établi un lien entre des taux de cholestérol élevés et les graisses animales saturées, plus particulièrement celles fortes en acide palmitique, un acide gras présent dans les animaux nourris aux grains.[2]


Cholestérol alimentaire et cholestérol sanguin


Pourquoi le cholestérol des aliments influe-t-il peu sur le taux de cholestérol sanguin ? Le cholestérol que fabrique le corps détermine en grande partie le taux de cholestérol sanguin, et le cholestérol des aliments n’y contribue qu’à hauteur de 20 %.

Notre corps utilise le cholestérol pour fabriquer les hormones stéroïdiennes, y compris toutes les hormones sexuelles et surrénales, ainsi que la vitamine D.


En comprenant l’importance vitale du rôle du cholestérol dans la production de ces hormones, les chercheurs ont découvert que la solution consiste non pas à limiter l’apport alimentaire de cholestérol, mais plutôt à freiner l’oxydation du « mauvais » cholestérol LDL. Le cholestérol LDL qui s’oxyde dans le sang est le véritable coupable de l’irritation des vaisseaux sanguins et de la prédisposition aux maladies cardiaques.

Ce qui provoque l’oxydation des LDL


La consommation d’huiles partiellement hydrogénées, de gras trans ou de certaines graisses saturées, une alimentation riche en sucres raffinés, la consommation d’alcool et le tabagisme causent l’oxydation des LDL dans le sang. La surconsommation de sucre et de glucides raffinés est souvent à l’origine d’un taux élevé de cholestérol oxydé. Ceci a amené les professionnels et les conseillers de la santé à assouplir certaines de leurs restrictions antérieures sur les matières grasses et le cholestérol, mais aussi à recommander une réduction des sucres ajoutés.


Facteurs à prendre en considération, en lien avec le cholestérol et les matières grasses que vous consommez :

  • Les acides gras oméga-3 jouent un rôle crucial dans la réduction de l’inflammation, facteur qui contribue aux maladies cardiaques. Les graines de lin et de chia ainsi que les poissons gras comme le saumon, le maquereau et les sardines sont d’excellentes sources alimentaires d’oméga-3.

    Et, selon les recherches, les hommes qui présentent les taux d’inflammation les plus élevés courent trois fois plus de risques de subir une crise cardiaque et deux fois plus de risques d’AVC. Un apport alimentaire accru d’AEP, une sorte d’acide gras oméga-3 présent entre autres dans les poissons de mer et les suppléments d’huiles de lin ou de poisson, réduirait le risque d’AVC et de crise cardiaque.[3]

  • Les graisses animales ne sont pas toutes à mettre dans le même panier : Si vous voulez consommer des aliments d’origine animale, choisissez des viandes, des œufs, du beurre et des produits laitiers entiers provenant d’animaux nourris à l’herbe plutôt qu’aux grains. Ces aliments sont plus riches en acides gras oméga-3 et renferment moins d’oméga-6 pro-inflammatoires.

    Des recherches montrent également que le bœuf d’embouche contient plus d’acides gras sans effet néfaste que d’acides gras saturés qui élèvent le taux de cholestérol,
    comme ceux présents dans les aliments provenant d’animaux nourris de grains.[4]


Bien que les choix alimentaires constituent le fondement de la bsanté, quelques suppléments peuvent aussi aider à réduire le taux de cholestérol LDL et à maintenir des taux de cholestérol équilibrés.

Oméga-3 : Pour ceux qui consomment peu de poisson, la supplémentation en oméga-3 est une solution facile et excellente. Les oméga-3 sont souvent offerts en association avec d’autres nutriments bénéfiques à la santé cardiaque, comme la coQ10, pour aider à abaisser les taux de cholestérol LDL et de triglycérides.

Huile de lin : Pour les végétaliens, les végétariens ou ceux qui ne consomment pas beaucoup de poisson, un supplément d’huile de lin ou de graines de lin moulues constitue une bonne source d’acides gras oméga-3.

Probiotiques : Les probiotiques sont de « bonnes » bactéries réputées pour leurs bienfaits sur le système digestif. Dernièrement, une méta-analyse (analyse de plusieurs études) a confirmé qu’ils peuvent aussi faire baisser le cholestérol LDL (« mauvais » cholestérol) et le cholestérol total.[5] On trouve des probiotiques dans les produits fermentés tels que le yogourt ou le kéfir, ainsi qu’en suppléments.

Les taux de cholestérol peuvent souvent être gérés naturellement grâce à des choix alimentaires plus sains associés à quelques suppléments. Ne manquez pas de contacter votre fournisseur de soins de santé avant de prendre des suppléments car il peut y avoir des contre-indications avec certains médicaments.

WN

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  1. Retrieved from:http://health.harvard.edu/staying-healthy/the-truth-about-fats-bad-and-good
  2. Grundy SM. Influence of stearic acid on cholesterol metabolism relative to other long-chain fatty acids. Am J Clin Nutr. 1994; 60(6Suppl):986S-990S. Retrieved from: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7977157
  3. Ridker, PM, Cushman M, Stampfer MJ, et al. Inflammation, aspirin, and the risk of cardiovascular disease in apparently healthy men.* N Engl J Med*. 1997; 336(14):973-9.
  4. Daley C., Abbott A., Doyle P., et al. A review of fatty acid profiles and antioxidant content in grass-fed and grain-fed beef. Nut J. 2010; 9:10.
  5. Shimizu M, Hashiguchi M, Shiga T, et al. Meta-Analysis: Effects of probiotic supplementation on lipid profiles in normal to mildly hypercholesterolemic individuals. PLoS One. 2015; 10(10):e0139795.

Autres références

  1. U.S. Advisers rethink cholesterol risk from foods.

http://www.webmd.com/cholesterol-management/news/20150210/us-advisers-rethink-cholesterol-risk-from-foods-report 2. Cholesterol: Your body is incapable of making hormones without it. http://metabolichealing.com/cholesterol-your-body-is-incapable-of-making-hormones-without-it/ 3. Nutrition panel calls for less sugar and eases cholesterol and fat restrictions. http://well.blogs.nytimes.com/2015/02/19/nutrition-panel-calls-for-less-sugar-and-eases-cholesterol-and-fat-restrictions/

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